
Il y a quelques années, j’ai décidé de définitivement abandonner mon appareil photo argentique et mes vieux journaux papier pour publier des trucs sur le web. Écrire, mettre en page, photographier. Et je ne me suis presque plus jamais arrêtée…
Le journal de bord d’une fille et son shiba-inu
J’ai rempli des tas de feuilles blanches. Parfois comme si ma vie en dépendait. J’ai rédigé des centaines d’articles. Sous d’autres pseudonymes et avec d’autres lignes éditoriales. Et j’en ai publié presque tout autant. Sans jamais en avoir assez. Au début, tout était un prétexte pour écrire. Tout pouvait devenir un sujet de rédaction. Je ne me posais pas vraiment de questions. J’écrivais à l’instinct. Des mots, des phrases, des paragraphes. Je me réfugiais dans l’écriture comme s’il n’existait pas d’autres échappatoires. Et j’étais convaincue que rien au monde ne pourrait jamais changer cela.
Mais, un jour, une petite shiba-inu est entrée dans ma vie en retournant tout sur son passage. Et rien n’a plus jamais été comme avant.
Cette petite shiba-inu, c’est Peanut.
Et je me souviens du jour de son adoption comme si c’était hier. Son pelage d’ours en peluche, sa manière de se blottir contre moi, son premier zoomie dans l’appartement. Tout est précieusement conservé dans ma mémoire. Je me souviens avoir pensé que je n’avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Et c’était le cas. Mais je me souviens aussi que j’étais complètement submergée par mon anxiété.
J’avais si peur de commettre des erreurs que je m’étais convaincue de devoir tout apprendre. Et c’est comme ça que tout a commencé. J’ai fouillé dans tous les formats que j’avais sous la main. Je me suis intéressée à toutes les thématiques qui me semblaient accessibles. Et, plus tard, à toutes celles qui me semblaient être hors de ma portée. J’ai contacté des professionnels. J’ai parcouru des centaines de textes. J’ai fluoté. J’ai collé des post-its. J’ai écouté des podcasts. J’ai pris des notes. J’ai étudié.
Neuf mois se sont écoulés comme ça. Sans un mot, sans une phrase, sans un paragraphe. J’étais tellement focalisée sur mes recherches que j’en avais presque oublié l’écriture. Mais j’ai fini par trouver le temps de rédiger. Un article sur Peanut, deux articles sur Peanut, trois articles sur Peanut. Et je ne me suis plus jamais arrêtée. J’avais des tas de nouvelles choses à raconter. J’avais des tas de nouveaux trucs à partager. C’était comme découvrir l’écriture une deuxième fois. Alors, j’ai continué à apprendre. J’ai supprimé une partie de mes articles. J’ai archivé tous les autres. Et je me suis installée sur une nouvelle plateforme pour continuer à rédiger.

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