LIFESTYLE

Édito

1 février 2026

Il y a quelques années, j’ai décidé de définitivement abandonner mon appareil photo argentique et mes vieux journaux papier pour publier des trucs sur le web. Écrire, mettre en page, photographier. Je me suis lancée sans trop y réfléchir. Et je ne me suis finalement presque plus jamais arrêtée…

Le journal de bord d’une fille et son shiba-inu

J’ai rempli des tas de feuilles blanches au cours de ces onze dernières années. Parfois comme si ma vie en dépendait. J’ai dû rédiger des centaines d’articles. Sous d’autres pseudonymes et avec d’autres lignes éditoriales. Et en publier presque tout autant. Sans jamais en avoir assez. Au début, tout était un prétexte pour écrire. Tout pouvait devenir un sujet de rédaction. Je ne laissais pas de place au doute et je ne me posais pas de question. J’écrivais à l’instinct. Des mots, des phrases, des paragraphes. Je me réfugiais dans l’écriture comme s’il n’existait pas d’autres échappatoires. Et j’étais convaincue que rien au monde ne pourrait jamais changer cela.

Mais, un jour, une petite shiba-inu est entrée dans ma vie en retournant tout sur son passage. Et rien n’a plus jamais été comme avant.

Cette petite shiba-inu, c’est Peanut.

Et je me souviens du jour de son adoption comme si c’était hier. Son pelage d’ours en peluche, sa manière de se blottir contre moi, son premier zoomie dans l’appartement. Tout est précieusement conservé dans ma mémoire. Je me souviens avoir pensé que je n’avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Et c’était le cas. Mais je me souviens aussi que j’étais complètement submergée par mon anxiété.

J’avais si peur de commettre des erreurs que je m’étais convaincue de devoir tout apprendre. Et c’est comme ça que tout a commencé. J’ai fouillé dans tous les formats que j’avais sous la main. J’ai parcouru des centaines de pages de textes. J’ai fluoté. J’ai collé des post-its. J’ai contacté des professionnels. J’ai regardé des documentaires. J’ai écouté des podcasts. J’ai pris des notes. J’ai étudié.

Je m’y suis dévouée corps et âme. Et huit mois se sont écoulés comme ça. Sans un mot, sans une phrase, sans un paragraphe. C’était la toute première fois que j’arrêtais d’écrire. Et je ne m’en étais même pas rendue compte.

Je m’étais tellement focalisée sur mes recherches que j’en avais oublié l’écriture. Mais ça n’a pas duré. Tout est rapidement rentré en ordre. J’ai gribouillé quelques trucs sur des feuilles en papier. Je me suis mise à rédiger. Un article, deux articles, trois articles. Et je ne me suis plus jamais arrêtée.

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